CKX souhaite la bienvenue à Alexander Dirksen

Nous sommes très heureux d’annoncer qu’Alexander Dirksen se joint à l’équipe CKX. Au cours des prochaines semaines, alors qu’il assumera ses nouvelles fonctions de directeur de programme, il partagera ses réflexions et points de vue sur le blogue.
 
Dans cette introduction, Alexander nous dit ce qui l’enthousiasme au sujet des agents de changement social, et nous parle du processus de réconciliation en cours au Canada et de ce que sa perspective de natif de la côte Ouest apporte à l’équipe.

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Alexander Dirksen

Directeur de programme
alexander@ckx.org
@ATDG

Parle-moi un peu de toi. Quel genre de travail as-tu fait ces dernières années?

En tant que Métis et spécialiste autoproclamé des politiques, je me suis appuyé sur ma formation dans les domaines des politiques publiques et de la justice sociale afin d’étudier comment les différents secteurs, les collectivités et les divers ordres de gouvernement peuvent œuvrer à une véritable réconciliation. Pour que le Canada s’engage résolument sur la voie de la réconciliation, tous les Canadiens doivent considérer qu’ils ont une responsabilité et un rôle à jouer — c’est cette question qui m’a passionné et pour laquelle je me suis engagé ces dernières années.

Qu’est-ce qui t’emballe au sujet de ton rôle à CKX?

J’ai très hâte d’explorer le modèle de CKX en tant qu’agence de changement social, et de découvrir comment nous nous engageons dans la poursuite du changement social. Comment pouvons-nous faire en sorte que toutes les voix puissent se faire entendre, et que ces leaders disposent de toute l’aide dont ils ont besoin (soutien personnel, accès à des réseaux et ressources, etc.) pour faire leur travail? Je veux vraiment examiner tout cela.
 
Une autre chose qui m’intéresse, c’est de voir comment sont vécues les valeurs de réconciliation dans les efforts pour impulser un changement social. Tandis que nous développons et encourageons la pratique réflexive, comment s’assurer que ces conversations s’enracinent dans notre réalité en tant que pays et préparent notre avenir en cette ère de réconciliation? Et qu’est-ce que cela signifie concrètement pour une organisation et pour des systèmes plus vastes?

Qu’est-ce qui t’inspire ou influence ta façon de travailler

J’ai eu le privilège de collaborer avec d’exceptionnels initiateurs de changement, activistes et leaders autochtones — des amis et des mentors qui m’inspirent constamment et orientent mon travail. Ma manière d’être et de me comporter reflète ce que j’ai appris des gens que j’ai côtoyés.

L’apprentissage est un aspect important du travail de CKX, mais nous ne nous y arrêtons pas souvent. Que signifie apprendre? Pour toi, qu’est-ce que l’apprentissage?

Excellente question. C’est un élément qui m’attire beaucoup dans ce que fait CKX, cette idée des pratiques réflexives. Dans notre monde qui vit à un rythme effréné, où nous traitons constamment de l’information sans nécessairement avoir le temps de l’assimiler, et où nous passons presque sans arrêt d’une chose à l’autre, les leçons que j’ai surtout retenues découlent de l’écoute et de la réflexion, en cherchant les meilleurs moyens d’intégrer ces leçons à ma vie et à mon travail.
 
Les pratiques réflexives sont fréquemment l’élément qui fait défaut lorsqu’on veut effectuer un changement. En tant qu’initiateurs de changement, notre instinct naturel nous pousse à passer à l’action afin d’essayer immédiatement de trouver une solution. Mais l’un des plus beaux cadeaux que mon expérience m’a apportés, c’est d’apprendre à écouter, à me situer par rapport à la conversation. C’est pourquoi les pratiques réflexives me semblent très précieuses, car elles peuvent servir de fondement au travail en vue du changement social.  

En vérité, l’écoute est le point de départ de la réconciliation, mais on dénote beaucoup de résistance à cet égard chez bien des gens. Pourquoi donc?

La réconciliation nécessite une nouvelle conception des relations; il s’agit de redistribuer le pouvoir, de veiller à ce que tous aient des chances égales. Pour une véritable poursuite de la réconciliation, il faut transformer en profondeur notre façon de nous comporter dans le monde; tisser des liens plus étroits avec les autres; et, en tant que pays, changer nos façons de faire. Ce qui peut être difficile pour certaines personnes, car cela remet en question nombre de mythes et de faussetés au sujet de l’histoire et de l’identité canadiennes.

Comment CKX peut-il réunir divers groupes de gens pour essayer de trouver des solutions?

Ce qui m’emballe, c’est que les agents de changement font partie intégrante de la philosophie de CKX, et que nous nous trouvons un peu comme devant une page blanche — il ne s’agit pas d’un espace prédéfini où il y a une série d’attentes (et une série de barrières) pour les individus qui ont à cœur de générer un changement social.
 
Dans mon travail, je ne tiens pas seulement compte des gens qui participent au débat, mais aussi de ceux qui n’y participent pas. C’est toujours la question que je pose. Lorsque nous pensons aux agents de changement, c’est la question qui permet de lancer la conversation afin d’entendre la voix de gens de différents horizons.

Tu exerceras tes fonctions sur la côte Ouest, à Vancouver. Pourquoi est-ce important?

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Il ne s’agit pas seulement d’être ici physiquement, mais aussi de faire profiter la communauté de CKX du travail incroyable qui se fait ici, sur la côte Ouest. 

D’extraordinaires leaders et initiateurs de changement font ici un excellent travail, et on n’en parle pas assez. Cela va bien au-delà de ma personne; il convient de mettre aussi en lumière tout ce qui s’accomplit ici.

Comment peut-on communiquer avec toi pour mieux connaître ton parcours et ton travail?

J’aime beaucoup converser en prenant un café, ou encore par téléphone. N’hésitez pas à me contacter par courriel ou via Twitter, nous pourrons trouver un moment!

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