La société civile et le Sommet du C7

Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre. Construire un monde plus pacifique et plus sûr.

Ces objectifs, qui peuvent sembler ambitieux, sont des défis complexes qui se posent à l’échelle planétaire, et qui exigent la collaboration et l’action à plusieurs niveaux — c’est probablement pourquoi ils font partie des domaines d’action prioritaires choisis par le Canada pour sa présidence du G7 en 2018.

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Mais comment faire progresser ces enjeux? Comment bâtir des relations positives et fructueuses entre les divers acteurs, dont les gouvernements, les entreprises, les organisations de la société civile et les citoyens? Quels sont les obstacles? Comment devons-nous réinventer ces relations pour susciter le changement?

Ce ne sont là que quelques-unes des questions débattues lors du Sommet du C7 qui a réuni à Ottawa, les 27 et 28 mai 2018, près de 100 délégués et conférenciers des pays membres du G7 et de l’Union européenne, en préparation du Sommet des dirigeants du G7 à Charlevoix (Québec), les 8 et 9 juin suivants.

Le comité organisateur de la rencontre d’Ottawa avait invité CKX à contribuer à la conception et à la tenue du programme de ces deux jours visant à formuler une série de recommandations afin de réinventer et de recadrer les relations entre la société civile et le G7. Ces recommandations devaient être transmises au sherpa canadien et au sherpa français pour le G7, qui représentaient les deux pays assumant la présidence du G7 cette année et l’an prochain.

COMMENT AVONS-NOUS PROCÉDÉ?

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Nous avons débuté par une réflexion sur l’interdépendance entre le G7 et la société civile, pour ensuite trouver des façons d’instaurer des relations positives et fructueuses. Afin de déterminer comment bâtir cet avenir prometteur, nous avons fait un exercice dynamique et amusant en vue d’imaginer la situation contraire, c’est-à-dire les pires relations possibles entre le G7 et la société civile. Les leçons découlant de cet exercice nous ont permis de formuler des recommandations concrètes comportant des éléments à conserver dans les pratiques actuelles ou récentes, en y ajoutant des propositions pour renforcer la contribution de la société civile ainsi que le processus décisionnel et la légitimité du G7.

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Peter Boehm, sous-ministre pour le Sommet du G7 et représentant personnel du premier ministre, a participé aux deux jours de la rencontre, premièrement pour communiquer de l’information, et deuxièmement pour entendre les recommandations des participants. Les représentants diplomatiques de chaque État membre du G7 et de l’Union européenne ont également eu la possibilité d’échanger avec les délégués et de partager leurs idées et points de vue. Par ailleurs, les délégués ont pu entendre le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et lui poser quelques questions dans l’intimité d’une conversation à huis clos.

LES RÉSULTATS

Les recommandations, engagements et appels à l’action qui ont été mis de l’avant lors de la rencontre ont été résumés dans un rapport. Ce rapport comporte plusieurs points de repère pour favoriser de nouvelles relations fructueuses et significatives entre la société civile et le G7, plus particulièrement à travers :

  1. La continuité à long terme et les progrès quant au processus et au fond

  2. L’engagement à poursuivre un dialogue cohérent avec les responsables des politiques et les bureaucrates de haut niveau

  3. La promotion d’espaces inclusifs pour le partage de différents points de vue et idées

  4. La transparence et la responsabilisation relativement à l’information et aux processus, et une communication ouverte

Le rapport a été transmis directement au sherpa canadien pour le G7, Peter Boehm, et à son équipe, au premier ministre canadien, Justin Trudeau, et au président français, Emmanuel Macron.